4 – Fonctionnement détaillé de la LFO
4.1 – Flux financiers dans le cadre de la LFO.
L’internaute désireux de pouvoir bénéficier de la LFO contracterait avec son FAI en incluant « l’option LFO », forfait supplémentaire payé par l’internaute au FAI. Les FAI collecteraient ces montants qui seraient transmis à la SGLF, dont l’une des missions serait de centraliser les sommes perçues au titre de la LFO, avant de les redistribuer aux différents ayants droits ou à leurs société de gestion collective (voir figure 2). Une partie des fonds ainsi collectés seraient affectés au fonctionnement de la SGLF.
Figure 2 : Flux financiers de la LFO.
4.2 – Champ d’application de la LFO.
La LFO ne s’appliquerait pas à l’ensemble des logiciels de P2P, mais uniquement à des logiciels normalisés, intégrant notamment la gestion des MTI. Tous les réseaux P2P existants (Fasttrack, Edonkey, Bittorrent) ou inconnus à ce jour pourraient être utilisés, à condition d’utiliser un client P2P compatible avec les exigences de la LFO. Je définis ces logiciels compatibles comme des logiciels P2PL.
Pour être labellisé « P2PL », un logiciel de P2P doit répondre aux critères suivants :
Gérer les MTI et se baser sur leur contenu et exclusivement sur celui ci pour renvoyer les réponses aux requêtes de recherches émises par les utilisateurs.
Ne pas permettre le téléchargement (up et download) d’œuvres non MTI
Intégrer le processus de rapport de téléchargement décrit en 4.3
Les éditeurs commerciaux de logiciels de P2P gagneraient à éditer une version labellisée P2PL de leur logiciel, afin de les rendre compatible avec les exigences légales.
Le label « P2PL » serait décerné par un comité d’experts nommés par la SGLF et / ou la CNIL.
Pour les projets open source, cela est plus délicat. Néanmoins, des librairies « certifiées P2PL » pourraient être livrées (gracieusement) par la SGLF aux développeurs open source souhaitant créer des applications P2PL. Néanmoins, si le reste de leur soft peut être ouvert, les parties gérant la LFO devrait être gardées intactes (ou alors des autorisations motivées de modifications du code devraient être demandées auprès de la SGLF, qui veillerait à ce que ces modifications ne rendent pas le nouveau code incompatible avec les exigences de la LFO).
Toute publication de logiciel faussement labellisé « P2PL », ou dont les librairies « certifiées P2PL » auraient été modifiées sans autorisation seraient donc à prohiber par la loi.
Une autre option (merci Tibo de me l'avoir suggérée) serait de prévoir une validation du logiciel auprès de son FAI (une sorte de certification en ligne, pour rassurer les utilisateurs sur la validité de leur logiciel) : lors de la première utilisation du logiciel, des petits fichiers MTI de test sont téléchargés, les données MTI récupéré par le logiciel P2PL, retourné directement au FAI qui vérifie les données (avec un logiciel qui lui est certifié par l'organisme officiel) et retourne un certificat au logiciel P2P, qui peut être ensuite utilisé normalement.
Une liste des logiciels P2PL agréés (ainsi que des liens vers des sites légaux permettant de téléchagrer et/ou d'acheter ces derniers) pourrait être mise en ligne sur le site web de la SGLF. L'internaute disposerait ainsi d'une source fiable de logiciels agréés.
4.3 – processus de rapport de téléchargement.
4.3.1 – Identification des droits de l’internaute.
Lors de la connexion au réseau, le logiciel P2PL commencerait par identifier la connexion auprès du FAI. Chaque FAI permettant de contracter l’option LFO disposerait d’un « serveur LFO » dont l’adresse (publique) serait de type lfo.wanadoo.fr, lfo.club-internet.fr, lfo.free.fr,… Un FAI ne disposant pas de serveur LFO ne pourrait pas permettre à ses abonnés de contracter cette option.
L’utilisateur de logiciel P2PL devrait configurer son logiciel P2PL en fonction de l’adresse du serveur LFO de son FAI. Cette configuration pourrait être automatisée dans le cas des TCL.
Le serveur LFO, partie intégrante du FAI, connaîtrait l’adresse IP de l’internaute s’y connectant. A partir de cette adresse IP, le serveur LFO pourrait déterminer :
Si l’internaute est bel et bien client chez ce fournisseur d’accès (qu’il soit TCL ou non). Si tel n’était pas le cas, le logiciel P2PL renverrait un message d’erreur à l’internaute et refuserait de se connecter au réseau.
Si l’internaute est client de ce fournisseur d’accès, celui-ci saurait si ce dernier est TCL ou non. S’il n’est pas TCL, le logiciel P2PL ne donnerait accès qu’aux contenus décrits par les MTI comme libre de droits, creative commons…(point explicité en 4.3.4) mais non au contenus décrits comme protégés. Par contre, même le non TCL pourrait mettre à disposition des seuls TCL les contenus protégés.
cette mesure permettrait d’enrichir les réseaux P2P en contenus MTI. Il me semble normal à mes yeux que le payeur soit celui qui acquiert l’œuvre, et non celui qui la mettrait à disposition.
Il va de soi que l’usurpation d’identité (IP spoofing) destiné à se faire passer pour un TCL, ou toute tentative de piratage de la base de données TCL des FAI serait à prohiber et à réprimer.
Ainsi, seuls les TCL auraient accès aux œuvres protégées par le droit d’auteur
4.3.2 – Pré-écoute.
Lorsqu’un TCL téléchargerait du contenu protégé, il disposerait d’une option de pré-écoute de 30 secondes (maximum – vu les règles actuelles de la SACEM, mais je ne suis personellement pas hostile à une durée de pré-écoute plus longue) sur le fichier en cours de téléchargement. Le début de ces 30 secondes ainsi que la durée exacte de ces dernières pourraient être définis dans la MTI (ceci permettant aux ayants droit de définir avec précision quelle partie de l'œuvre doit servir de « vitrine » à cette dernière).
L’option de pré-écoute devrait s’activer dès que les 30 secondes définies par la MTI seraient intégralement téléchargées sur le disque dur de l’utilisateur.
A noter que je mets l'accent sur le terme d'optionnel : Le système de la LFO n'obligerait aucun internaute à utiliser cette fonction. Libre à l'internaute de télécharger sans pré-écouter. Mais ce système permettrait aux internautes d'arrêter des téléchargements qui manifestement leur déplairait et pour lequel ils ne souhaitent pas voir les ayants-droits rémunérés. Mais bien sûr, en pareil cas, la jouissance de l'oeuvre leur en serait interdite. Si certains veulent télécharger sans pré-écouter, ils devront juste savoir qu'un téléchagrement effectué à 100% serait alors présumé accepté par l'internaute, qui accepterait qu'une part de son forfait irait aux ayants droit de l'oeuvre téléchargée.
A défaut, lorsque le téléchargement aurait atteint 50% de la taille du fichier, l’option de pré-écoute pourrait s’activer par défaut. Si les 30 secondes définies par la MTI n’étaient pas encore intégralement téléchargées, ou si ces 30 secondes n’étaient pas définies, la pré-écoute devrait permettre l’écoute des 30 premières secondes de l’œuvre en question.
Le lecteur permettant cette pré-écoute devrait spécifier clairement au TCL si la pré-écoute se fait sur les 30 secondes d’introduction ou sur 30 secondes définies par les ayants droit, afin que le TCL puisse affiner son jugement sur l’œuvre.
A tout moment, le TCL pourrait interrompre le téléchargement de l’œuvre. Dans ce cas, le fichier contenant l’œuvre serait détruit de son disque dur et le téléchargement non comptabilisé.
Tout téléchargement étant parvenu à sa fin serait réputé comme effectué et accepté en tant que tel par le TCL.
Cette option permettrait au TCL de juger l’œuvre avant la fin de son téléchargement, afin que son téléchargement – et donc la part de sa LFO qui paierait les ayants droit – soit cautionnés par l’internaute. La valeur de l’œuvre (aux yeux du TCL) serait donc ainsi récompensée.
J'insiste sur le fait que cette écoute est optionnelle pour l'utilisateur, et ne saurait donc être vue comme une contrainte vis à vis du P2P actuel.
4.3.3 – comptage des téléchargements effectués.
Lorsque le téléchargement d’une œuvre protégée par un TCL arriverait à sa fin, le logiciel de P2PL transmettrait une copie de la MTI au serveur LFO du FAI utilisé par le TCL.
Chaque TCL disposerait d’un numéro de compte licencié (NCL), obtenu lors de la demande d’adhésion à la LFO effectuée auprès de son FAI.
La copie de la MTI transmise au serveur LFO du FAI ainsi que le NCL seraient immédiatement transmis au serveur central de la SGLF.
L’authentification de la connexion serveur LFO du FAI serveur central de la SGLF se ferait par ce serveur, en vérifiant que l’adresse IP du message corresponde bien à l’adresse IP du serveur LFO donné. Des codes de validation supplémentaires, changés régulièrement, ainsi que tout système de sécurisation de cette transaction seraient les bienvenus, cela afin d’éviter que des pirates ne se connectent au serveur central de la SGLF pour fausser la comptabilité des téléchargements.
Le serveur central de la SGLF disposerait alors des données suivantes :
Identification d’une œuvre téléchargée (MTI).
NCL.
Grâce à ces données, le serveur général de la SGLF serait en mesure :
D’identifier l’œuvre téléchargée.
De vérifier, grâce au NCL, s’il ne s’agit pas d’un doublon : Chaque téléchargement d’une œuvre donnée par un TCL ne donnerait lieu qu’à un seul comptage sur une période de temps donnée (période de temps à définir), ceci afin d’éviter que certains « petits malins » ne dopent artificiellement le nombre de téléchargements effectués sur une œuvre donnée.
De comparer la MTI avec la base de données des MTI existantes, afin de vérifier la validité de celle ci. En cas de non validité, le système devrait émettre une alerte, passant la main à l’opérateur humain (et déclenchement possible d’une enquête).
Le comptage précis des téléchargements d’œuvres identifiées comme protégées pourrait alors se faire sans problème, du fait de la centralisation des données, la rémunération pouvant du coup être aussi précise et ne pas être basée sur des sondages.
Néanmoins, des sondages complémentaires pourraient permettre de vérifier s’il n’y a pas de disparité flagrante entre les chiffres de la SGLF et les chiffres des sondeurs, afin de traquer d’éventuelles fraudes.
L’anonymat des internautes serait garanti car seul les FAI seraient en mesure de faire le lien entre TCL et NCL. A aucun moment la SGLF ne connaîtrait l’identité exacte des internautes ayant téléchargé des œuvres protégées.
4.3.4 – Cas des œuvres libres, creative commons…
Revenons au cas des œuvres libres ou creative commons, qui peuvent être échangés par tous, selon les vœux de leurs auteurs, sur les logiciels P2P(L).
Afin d’éviter les fraudes de type altération de la MTI pour en changer (illégalement) le régime de droit, la procédure suivante semblerait s’imposer :
Lorsqu’un internaute – TCL ou non – téléchargerait du contenu identifié par sa MTI comme étant autre que protégé, l’internaute devrait, comme en 4.3.2, disposer d’une option de pré-écoute.
Si lors de cette pré-écoute, l’internaute se rendait compte que l’œuvre est manifestement protégée (chanson connue,…), il disposerait d’une option (avec demande de confirmation voir de double confirmation) permettant d’alerter la SGLF de la situation. Dans ce cas, la MTI manifestement falsifiée, ainsi qu’un code indiquant cet état de fait, serait renvoyé au serveur LFO du FAI de l’internaute. Ce dernier transmettrait la MTI erronée ou falsifiée à la SGLF via un protocole spécial, permettant l’ouverture d’une enquête.
Le fichier dénoncé comme étant muni d’une MTI erronée serait naturellement détruit de l’ordinateur de l’internaute dénonciateur et son téléchargement interrompu. L’internaute ayant dénoncé une MTI erronée (et démontrée comme falsifiée) ne pourrait être poursuivi pour ce téléchargement certes illicite, et, s’il était TCL, pourrait se voir offrir une prime sous la forme d’un crédit (à définir) sur la LFO. Ces « dénonciations » seraient bien sur sécurisée afin qu’aucunes représailles ne puissent être exercées envers les internautes « dénonciateurs ».
Les abus – et en particulier les abus répétés – de dénonciations seraient également à considérer comme des délits répréhensibles en tant que tels. Voilà pourquoi l’adresse IP des dénonciateurs devrait être stockée (de manière sécurisée) sur les serveurs LFO des FAI tant que la pertinence des dénonciations n’aura pu être vérifiée. Cette même adresse IP permettrait ensuite soit de récompenser soit de punir l’internaute dénonciateur, selon les critères définis ci dessus.
Note personnelle : Je ne vous cacherais pas que la dénonciation rappelle des pages sombres de notre histoire et que cette pratique n’est pas dans l’esprit Français, voilà pourquoi j’ai une certaine réticence à écrire ces lignes. Je ne vois donc ce mécanisme que comme un complément à ce que nous verrons ci-dessous, complément à ne mettre en place qu’en ultime nécessité. Précisons néanmoins qu'il n'est en aucune manière question ici de dénoncer des internautes aux intentions potentiellement malhonnêtes mais uniquement du contenu potentiellement litigieux. Voilà aussi pourquoi je préconise aussi une grande fermeté envers les abus de dénonciation, ainsi que la plus grande vigilance de la CNIL à ce sujet.
Si le téléchargement d’une œuvre non protégée parvenait à sa fin, le contenu de la MTI serait, comme dans le cas des œuvres protégées, renvoyé au serveur LFO du FAI de l’internaute. Ce dernier renverrait cette MTI – ainsi que le NCL si l’internaute est TCL – au serveur central de la SGLF. Le serveur central de la SGLF procéderait alors ainsi :
Si la MTI existe dans la base de données de la SGLF, il ne se passerait rien : Le contenu étant réputé comme effectivement non protégé. Aucune comptabilisation ne serait néanmoins effectuée.
Si la MTI n’existe pas dans la base de données de la SGLF, alors un moteur de recherche interne vérifierait s’il ne s’agit pas d’une MTI altérée. Si une altération manifeste est découverte (changement du nom d’un ayant droit, du régime légal,…) une attention particulière est portée sur le fichier en question. Dans tous les cas, la SGLF tenterait au plus vite de télécharger le fichier présumé incorrectement renseigné afin d’ouvrir une enquête.
Si le fichier portant une MTI altérée devait avoir été téléchargé par un TCL, la SGLF renverrait un message au serveur LFO du FAI du TCL afin que le FAI informe (par mail) l’internaute en question sur l’état présumé délictueux du fichier, l’invitant à le détruire.
Les MTI reconnues comme erronées devraient être contenues dans une base de données gérée par la SGLF. Lors de chaque tentative de téléchargement, une fois la MTI téléchargée, cette dernière devrait être renvoyée immédiatement au serveur central de la SGLF – sans passer par le FAI – afin de comparer la MTI avec une « liste noire » des MTI reconnues (et non celles uniquement suspectées) comme erronées.
Afin d’alléger la charge de ce serveur, un certain nombre de MTI présumées exactes, les 10000 plus populaires disons, pourraient être stockées (et mises à jour à rythme régulier, une fois par mois par exemple) sur le disque dur de l’internaute lui-même. Ainsi, avant de se connecter au serveur central de la SGLF, le logiciel P2PL rechercherait d’abord la présence de la MTI dans cette base de données, ne se connectant qu’en cas de MTI n’y figurant pas.
Si la MTI était listée dans la liste noire, le logiciel de P2PL devrait empêcher le téléchargement du contenu, tout en donnant les raisons de ce blocage à l’internaute.
La « liste noire » des MTI reconnues comme erronées devrait bien entendu être surveillée par la CNIL, et, en vertu de la loi informatique et libertés (LIL), et de la loi sur la confiance en l’économie numérique (LCEN), tout ayant droit – même et surtout les ayants droit de contenu non protégé – devraient disposer d’un droit de regard et de rectification en cas d’erreur.
Une « liste grise » des MTI suspectées d’être erronées (mais non encore reconnues en tant que telles), pourrait également exister. Si une MTI suspecte devait y figurer, les éventuels internautes « dénonciateurs » décrits ci dessus ne pourraient toucher la prime - crédit LFO décrite ci dessus.
A l’inverse, un système permettant aux internautes de signaliser un fichier manifestement injustement soupçonné devrait exister, avec les mêmes avantages (primes LFO) et désavantages (répression des fausses déclarations) que le système de « dénonciation » décrit ci dessus.
Voilà qui devrait sinon éradiquer mais au moins minimiser la fraude sur les réseaux P2P, au moins pour ceux qui utiliseraient des logiciels P2PL.
4.4 – Bilan logiciels P2P « classiques » - Logiciels P2PL.
Figure 3 : Bilan des avantages et des inconvénients de chaque modèle :
|
Logiciels P2P classiques |
Logiciels P2PL |
|
Identification des ayants droit difficile |
Identification exacte des ayants droit facile |
|
Insécurité de téléchargement |
Sécurité de téléchargement |
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Licence forfaitaire difficilement envisageable |
Licence forfaitaire facilement envisageable |
|
Exhaustivité de l'offre |
Offre limitée aux seuls fichiers MTI |
On le remarque, le P2PL n’a comme seul désavantage par rapport au P2P classique l’exhaustivité de l’offre. Cependant, la LFO devrait permettre de gommer très vite cette différence, de la même manière que la numérisation des catalogues s’est faite extrêmement rapidement dès l’ère Napster, alors que les internautes étaient bien moins nombreux qu’aujourd’hui.
5 – Option « rémunération plus ».
Afin de garder le contact entre valeur de l’œuvre et LFO, cette dernière pourrait (mais rien ne l’y oblige) intégrer un mécanisme que j’appelle « rémunération plus ». Ce mécanisme n’étant en rien obligatoire pour le bon fonctionnement le la LFO, rien n’obligerait à son instauration. Cependant, sa valeur symbolique pourrait être grande et permettrait de renforcer le lien entre valeur accordée au public à une œuvre et rémunération de ses ayants droit.
Comment fonctionnerait cette « rémunération plus » ?
Sur l’ensemble des titres téléchargés dans le mois par l’internaute, seul un certain pourcentage (80% serait un bon pourcentage à mon avis) serait reversé à part équitable entre toutes les œuvres téléchargées.
Le pourcentage restant (20% si mon option devait être gardée telle quel) serait partagé entre les œuvres téléchargées par le TCL selon un barème qu’il pourrait fixer (en se connectant au serveur LFO de son FAI). Ainsi, il pourrait moduler la rémunération des œuvres qu’il a plus ou moins appréciés.
Faute de modulation de la part du TCL, les 20% seraient considérés comme répartis à part égale entre toutes les œuvres téléchargées par l’internaute, comme les autres 80%.
Le TCL pourrait ainsi favoriser les artistes dont il aurait préféré les œuvres, au détriment des autres. De quoi pousser les artistes à se dépasser pour séduire leur public.
6 – Quid du P2P classique ?
Les logiciels de P2P classique n’intégrant pas la norme P2PL et la gestion des MTI ne serait donc pas pris en compte par la LFO. Leur usage resterait sous le régime légal de la loi DADVSI hors LFO.
Certes, le piratage sur P2P classique resterait possible – condamnable en vertu des lois en vigueur – mais la LFO permet une alternative à la fois équitable pour les ayants droit et permettant aux internautes de bénéficier des progrès de la technique, en particulier du numérique qui transforme l’enregistrement musical en bien non rival.
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Merci à Louis Bertignac pour le lien !...
En fait c'est la licence globale avec les moyens techniques d'y parvenir.
Quelques remarques :
1) pour que ta proposition ait du succès, il faut la simplifier :
- vire la préécoute : 30 seconde la préécoute c'est bien trop court, et c'est trop contraignant. C'est long un download, ça peut se faire pendant la nuit, etc : je ne vais pas préécouter au milieu de la nuit. C'est plus facile de trier APRES : vu qu'à la fin de chaque mois (avec le système rémunération plus) il y a une liste de tout ce qui a été téléchargé avec le P2PL, laisse librement l'internaute cocher les oeuvres qu'il veut rémunérer (50% des oeuvres au moins doivent être cochées) : donc je virerai 4.3.2 et le remplacerai par ton point 5 en mettant 50% à la place de 80% (il s'agit d'un minimum : on peut choisir de rémunérer 100% des oeuvres téléchargées).
2) Ecrit une version simplifiée de ta proposition, en expurgeant ce qui n'est pas strictement nécessaire (par exemple la dénonciation des MTI falsifiés, qui est d'ailleurs dans un chapitre bizarrement intitulé "Cas des oeuvres creative common", je ne vois pas le rapport).
3) la cas des oeuvres en creative common justement : il faudrait que leurs auteurs puissent les mettre sur le P2PL, avec un MTI ad hoc (elles n'offriraient bien sûr aucune rémunération via la SGLF), mais par contre elles seraient accessibles à tous les internautes, même les non licenciés. Ainsi tous les échanges de musiques se feraient via les logiciels de P2PL.
4) je ne suis pas sûr, mais en externalisant les données MTI, on pourrait avoir une base de données gigantesque et on pourrait afficher les oeuvres de tel compositeur, tel interprète, ou bien toutes les oeuvres creative common de tel style, etc... Ca peut être très intéressant.
Bravo en tout cas !
Des idées en vrac :
Pour la partie concernant les logiciels libres : une bibliothèque ouverte est mise à disposition des développeurs sous une licence libre (gpl, bsd... a voir la mieux adapté). Serait ajouter des clauses d'utilisation spécifiant que pour etre certifié "MTI" le programme doit intégrer cette biliothèque non modifié.
Et/ou pourquoi pas prévoir une validation du logiciel auprès de son FAI (une sorte de certification en ligne, pour rassurer les utilisateurs sur la validité de leur logiciel) : lors de la première utilisation du logiciel, des petits fichiers MTI de test sont téléchargés, les données MTI récupéré par le logiciel P2P, retourné directement au FAI qui vérifie les données (avec un logiciel qui lui est certifié par l'organisme officiel) et retourne un certificat au logiciel P2P, qui peut etre ensuite utilisé normalement.
Sinon d'accord avec Corsario, le système de préécoute est trop contraignant.
Ta méthode est bien expliquée. J'aimerais pouvoir éclaicir quelques points techniques.
Je suis développeur, et j'ai quelques idées pour la façon technique de crée une MTI correcte.
Une MTI contient des paramètres non modifiables qui sont:
1. la licence de l'oeuvre (nom de l'auteur, régime de l'oeuvre...)
2. quelque chose qui identifie le contenu de l'oeuvre
pour le 1 : je verrai bien des info chiffrées utilisant un cryptage asymétrique.
Petit rappel technique:
cryptage asymétrique : je crypte mes données avec ma clé privé, le destinaire peut le lire avec ma clé publique.
Donc je mets dans la MTI : ma clé public, licence crypté
Le destinaire peut décrypté la licence et le serveur du FAI vérifira que la clé publique est bien celle de l'auteur de l'oeuvre. Si ce n'est pas le cas, ça voudrait dire que c'est un fichier MTI qui a été illégalement modifié.
pour le 2 : La meilleure solution est le système d'empreinte (sorte de hashcode sur le signal sonore décompressé).
Cette implémentation permet de s'assurer de l'authenticité d'un fichier MTI, et permet aussi de rendre le code source disponible à tous. Car même en modifiant un MTI, le serveur s'en rendrait compte.
Tu dis aussi : "La conversion d’un fichier MTI en un fichier non MTI (exemple : la_vie_en_rose.mti ? la_vie_en_rose.mp3) devrait également être possible, sans détruire le fichier MTI original, afin d’assurer la compatibilité avec les lecteurs non conformes à la norme MTI. Par contre le fichier non MTI ne pourrait être partagé avec d’autres internautes dans le cadre de la LFO et devrait rester dans un cadre privé."
Plutôt d'une conversion, je parlerais d'un démultiplexage. Je vois mieux la MTI comme une sorte de conteneur, un peu comme une video en .mkv ou .ogm contient une video, une piste son, une piste sous-titres. Donc on peut extraire d'un .mti, un .info et un .mp3. On pourrait même imaginer que si l'utilisateur veut partager le .mp3 (et que le .mti correspondant aurait été autorisé par la LFO) mais qu'il n'a pas le .info ou le .mti, le serveur du FAI lui envoie le .info (qui est de très petite taille), aura le droit de le mettre en partage. La personne qui téléchargera chez l'utilisateur recevera le .mti ou lieu du .mp3.
Sinon ton idée à l'air bonne.
Je pense que les 2 seules modèles valables sont le P2P légal (qui permet l'échange des oeuvres autorisés uniquement, mais ils font convaincre les utilisateurs à l'utiliser et les auteurs à s'y inscrire ses oeuvres) , ou le système d'écoute des téléchargements (fonctionnant pour tout les p2p sans modification, autorisant le téléchargement de tous les fichiers, qui fait et transmet des statistiques mensuelles par un logiciel dédié chez l'utilisateur). Ces 2 méthodes sont assez différentes mais utilisent les mêmes techniques. Les deux fonctionnent, après soit on autorise les téléchargements de tous les fichiers, soit uniquement ceux que les auteurs décident (sachant que les 2 méthodes conduisent au final à la même répartion).
Sinon il faudrait aussi éclaircir ton principe de dépôt légal d’une MTI, surtout son coût pour un auteur.
Fulgore
Convertir des données d'une base de données (celle de la SACEM par exemple) en encapsulations MTI ne me semble pas être si difficile que cela.
Bonjour
Ta méthode est bien expliquée. J'aimerais pouvoir éclaicir quelques points techniques.
Je suis développeur, et j'ai quelques idées pour la façon technique de crée une MTI correcte.
Une MTI contient des paramètres non modifiables qui sont:
1. la licence de l'oeuvre (nom de l'auteur, régime de l'oeuvre...)
2. quelque chose qui identifie le contenu de l'oeuvre
pour le 1 : je verrai bien des info chiffrées utilisant un cryptage asymétrique.
Petit rappel technique:
cryptage asymétrique : je crypte mes données avec ma clé privé, le destinaire peut le lire avec ma clé publique.
Donc je mets dans la MTI : ma clé public, licence crypté
Le destinaire peut décrypté la licence et le serveur du FAI vérifira que la clé publique est bien celle de l'auteur de l'oeuvre. Si ce n'est pas le cas, ça voudrait dire que c'est un fichier MTI qui a été illégalement modifié.
pour le 2 : La meilleure solution est le système d'empreinte (sorte de hashcode sur le signal sonore décompressé).
Cette implémentation permet de s'assurer de l'authenticité d'un fichier MTI, et permet aussi de rendre le code source disponible à tous. Car même en modifiant un MTI, le serveur s'en rendrait compte.
Tu dis aussi : "La conversion d’un fichier MTI en un fichier non MTI (exemple : la_vie_en_rose.mti ? la_vie_en_rose.mp3) devrait également être possible, sans détruire le fichier MTI original, afin d’assurer la compatibilité avec les lecteurs non conformes à la norme MTI. Par contre le fichier non MTI ne pourrait être partagé avec d’autres internautes dans le cadre de la LFO et devrait rester dans un cadre privé."
Plutôt d'une conversion, je parlerais d'un démultiplexage. Je vois mieux la MTI comme une sorte de conteneur, un peu comme une video en .mkv ou .ogm contient une video, une piste son, une piste sous-titres. Donc on peut extraire d'un .mti, un .info et un .mp3. On pourrait même imaginer que si l'utilisateur veut partager le .mp3 (et que le .mti correspondant aurait été autorisé par la LFO) mais qu'il n'a pas le .info ou le .mti, le serveur du FAI lui envoie le .info (qui est de très petite taille), aura le droit de le mettre en partage. La personne qui téléchargera chez l'utilisateur recevera le .mti ou lieu du .mp3.
Sinon ton idée à l'air bonne.
Je pense que les 2 seules modèles valables sont le P2P légal (qui permet l'échange des oeuvres autorisés uniquement, mais ils font convaincre les utilisateurs à l'utiliser et les auteurs à s'y inscrire ses oeuvres) , ou le système d'écoute des téléchargements (fonctionnant pour tout les p2p sans modification, autorisant le téléchargement de tous les fichiers, qui fait et transmet des statistiques mensuelles par un logiciel dédié chez l'utilisateur). Ces 2 méthodes sont assez différentes mais utilisent les mêmes techniques. Les deux fonctionnent, après soit on autorise les téléchargements de tous les fichiers, soit uniquement ceux que les auteurs décident (sachant que les 2 méthodes conduisent au final à la même répartion).
Sinon il faudrait aussi éclaircir ton principe de dépôt légal d’une MTI, surtout son coût pour un auteur.
Fulgore
Ta solution d'implémentation dépasse mon savoir faire informatique (j'ai un DUT en info, OK, mais depuis, je fais de la zic :-), mais à priori ca m'a l'air bien foutu. Donc oui, l'idée est à creuser.
A noter que je ne parle nulle part de la modalité techniques de ces fameuses MTI (j'en serais bien incapable), tout ce que je dis, c'est qu'elles devraient inclure :
- Le nom de tous les ayants droit (auteur(s), compositeur(s), interprète(s), arrangeurs(s), editeur(s), producteur(s),...liste non exaustive).
- Les % réservés à chacun (en fonction des contrats et reglements en vigeur)
- Le régime légal de l'oeuvre (protégé, créative commons...).
- Eventuellement le top départ et la durée de la plage d'écoute.
Bien sûr, la norme devrait être ouverte et librement implémentable par tout lecteur, à condition de respecter ces fameuses MTI.
Sinon je serais pour un systeme qui - à l'instar de ce qui ce fait, certes souvent illégalement de nos jours - autoriserait tous les up & downloads, mais qui répartirait bien sûr l'argent entre tous les ayants droit.
1) Je n'ai peut-être pas été assez clair. La pré-écoute est, dans mon modèle, une OPTION. Nul ne t'oblige à l'utiliser, par contre, si tu ne l'utilises pas, tu acceptes qu'une part de ton pognon aille à ce qui a été intégralement téléchargé.
Le simple tri à posteriori via la rémunération plus me semble impossible (à faire admettre aux majors).
50% au lieu de 80, je serais d'accord, mais les majors...
Perso, après reflexion je serais pour 70%, mais crois moi, 80%, ce serait déjà super.
2) La dénonciation des MTI falsifiée est effectivement un gadget, mais cela permettrait aux internautes de faire la police sur le P2PL, plutôt qu'aux majors. Je précise qu'il s'agirait de dénoncer des fichiers falsifiés et non leurs auteurs.
Enfin le rapport avec les oeuvres non copyrightées (ou laissées libres par leur auteur) est évident : Certains individus sans foi ni loi seraient peut-être tentés de modifier les MTI afin de transformer (virtuellement) un produit protégé en un produit libre type creative commons.
Ainsi : Star_ac.mp3 (copyrighté) pourrait devenir star_ac.mp3 ("creative commons"), par l'oeuvre de pirates trafiquant les MTI. C'est pour ça qu'il est nécessaire de fliquer non les auteurs de ces trafics mais le résultat de leur forfait.
3) C'est exactement ce que je propose si tu lis bien : Le logiciel P2PL d'un internaute non licencié se connecterait bien au réseau, mais ne répondrait aux requêtes que par des fichiers non protégés comme des créative commons. Je cite (4.3.1) : "S’il n’est pas TCL, le logiciel P2PL ne donnerait accès qu’aux contenus décrits par les MTI comme libre de droits, creative commons…"
4) Why not. A réfléchir. Peux tu développer le concept SVP ?
Tibo :
Excellente idée !
Ca me semble durement faillible. Je vais donc l'intégrer à la prochaine version du texte (en te créditant bien entendu).
Enfin même commentaire que précédemment : le système de pré-écoute (qui par ailleurs est déjà intégré dans certains softs de P2P actuels) est optionnel pour l'utilisateur (comme aujourd'hui quoi!). Si tu ne veux pas t'en servir, il ne te contraint qu'à accepter qu'une part de ton versement LFO aille à l'artiste que tu as téléchargé.
Exemple :
Hypothèse : Tu n'aimes pas la starac.
Tu télécharges un fichier "star_ac___mega_reprise.mp3", tu te rends compte que c'est bien la starac (normalement, le systeme te le dit vu que les MTI identifieraient la Starac en tant que telle).
Si tu pré-écoutes et que tu te rends compte que ça ne te plait pas : un clic sur abort, la partie déjà téléchargée du fichier est détruit de ton dur et 0 centimes de ta poche vont à la starac.
Par contre, si tu vas jusqu'au bout, tu acceptes qu'une partie de ton fric aille aux pensionnaires du château et (surtout) à leurs producteurs.
Si ça ne te gène pas, ou si tu sais ce que tu télécharges, l'option de pré-écoute ne te servira tout simplement pas. Mais, je le répète, rien ne t'oblige à l'utiliser, ce qui - par définition - ne peut la rendre contraignante.
cette solution a le merite de montrer par le détail, que de telles solutions sont viables.
mais une question, les MTI contiennent des informations sur les auteurs pour permettre la répartition. pourquoi ces MTI devraient elles être 'secretes et cryptées' ?
si les MTI etaient transmises 'en clair', ça simplifie encore grandement l'histoire et ça permet aux logiciels libres de fonctionner.
il me semble que dans une solution tel que décrite, personne n'a plus le moindre interet à modifier les informations MTI jointes à morceau de musique.
a titre intermédiaire si c'etait necessaire, un simple crc de la piste audio permettrait de s'assurer que la piste audio et la mti sont cohérentes.
en tout cas merci pour le temps passé à rédiger tout ça, c'est ce genre de discussion construite qui nous permettra de trouver une solution réaliste et respectueuse des uns et des autres.
Au contraire, je parle à plusieurs reprises de "standard ouvert", "interopérable" et "librement implémentable". Bref, loin d'un système secret à la sauce DRM...
La modification des MTI, si elle n'est d'un intéret bien moindre que celle des MTP, existe dans le cas des plagiaires et des pirates voulant changer (virtuellement) une oeuvre protégée en oeuvre non protégée.
Le crc des pistes peut effectivement être utilisé soit en complément soit pour générer les MTI à partir d'un serveur de MTI. Pour info, mon texte préconise aussi l'utilisation de bases de données CDDB, qui justement se base (entre autres) sur ces mêmes CRC.
Cordialement,
Pieno76
c'est au point 4.2 , à propos des logiciels open source,
que "la partie gérant la LFO devrait être gardées intactes" puis plus loin dans le même paragraphe "des autorisations motivées de modification du code devraient être demandées".
ces deux points sont incompatible avec un logiciel open source puisque par licence (gpl ou bsd) le code source doit être publique et librement modifiable.
ça peux se discuter pour des plug-in accessoires mais pas pour des morceaux de code indispensables à l'interopérabilité.
ce qui aboutit logiquement à (4.2 itou)
Toute publication de logiciel (...) dont les librairies « certifiées P2PL » auraient été modifiées sans autorisation seraient donc à prohiber par la loi.
fulgore avait deja donné la question et une réponse dans un commentaire précédent;
"pour le 2 : La meilleure solution est le système d'empreinte (sorte de hashcode sur le signal sonore décompressé).
Cette implémentation permet de s'assurer de l'authenticité d'un fichier MTI, et permet aussi de rendre le code source disponible à tous. Car même en modifiant un MTI, le serveur s'en rendrait compte."
Par contre, implémenter, via un plugin ou dans le soft de base directement, le format MTI a un player ne nécessiterait aucune de ces certifications, et serait possible du fait de la publicité du format MTI.
Je suis bien conscient des incompatibilités entre la la GPL et certaines de mes propositions, et si les idées de Fulgore permettent de contourner le problème sans être incompatible avec la LFO, je suis prenneur (en créditant Fulgore bien sûr).
A noter que le texte original était notamment destiné à des membres non techniciens de la SACEM et j'ai essayé d'être le moins technique possible sur un sujet pourtant très ... technique.
Fulgore : Saurais tu me rédiger des "ammendements" (ou des points supplémentaires) intégrant tes idées à ma prose ? Si oui, mail les moi et je les intégrerais à la prochaine version du texte, en te créditant de tes travaux bien entendu.
Et quand on écoute la radio en ligne toute la journée, on fait comment ?
La preuve : http://www.bertignac.com/solution : Il fait clairement la différence.
Sinon je suis d'accord avec toi, la proposition initiale de Bertignac posait les problèmes que tu décrivais. Mais lui a eu l'intelligence de se remettre en question et d'afficher un soutien à "ma" "solution" (que je vous invite à faire vôtre et à améliorer)
dans la proposition de fulgore seul la machine qui compte les passages pour répartir l'argent a vraiment besoin de vérifier la cohérence entre la MTI et la piste audio.
le logiciel de téléchargement lui-même, n'en a pas besoin.
ça donnerait une situation ou le réseau p2p permet d'echanger n'importe quel fichier. un serveur de comptabilisation ne prendrait en compte pour la répartition que les fichier avec une MTI 'synchrone' avec la 'piste audio'.
en fait ça pourrait se faire sur les réseau p2p actuels, en injectant dans un réseau existant des fichiers avec mti et en comptabilisant leurs téléchargements.
ça suppose que le tarif pour l'utilisateur soit forfaitaire plutot qu'indexé sur le volume. le volume n'est de toute façon pas un bon indicateur de la quantité de musique ecoutée, c'est plutot un indicateur du mode de consommation de la musique (ecoute radio, téléchargements en masse et selection locale, selection manuelle, ...).
>le logiciel de téléchargement lui-même, n'en a pas besoin.
Ben si on peut s'en passer, c'est une bonne chose.
Je n'avais personellement pas trouvé comment s'en passer, mais si l'intelligence collective des internautes - qui est supérieure à la somme des intelligences individuelles des internautes isolés - trouve une solution compatible avec l'esprit d'équité de la LFO qui permet de se passer de logiciels dédiés, bien sûr que je soutiendrais cette version de la chose.
>ça suppose que le tarif pour l'utilisateur soit forfaitaire plutot qu'indexé sur le volume.
C'est aussi ce que je propose.
L'indexation sur le volume était l'idée originale de Bertignac, qu'il a semble t'il abandonné depuis, pour toutes les raisons qu'il explique sur son site : http://www.bertignac.com/solution
Mais quel serais l'intêret de cela ? Vu qu'un fichier MTI peux facilement être décomposé en fichier .info + .mp3, un pirate n'aurais qu'a diffuser le .mp3...
L'avantage de toute la solution LFO est la simplicité !
Le seul cas que je vois est un artiste "indélicat" qui insère son tag MTI pour toucher une grosse part de gateau. Inutile de dire que ça sera vite repéré...
Ceci règle à mon avis l'un des plus gros problèmes, le fait que la lib MTI ne peux PAS être opensource dans cette proposition, OR pour moi c'est une condition indispensable pour assurer l'universalité (dans les logiciels libre/gratuits, les baladeurs mp3, les téléphones, ...)
D'expérience, dès qu'il faut la moindre certification /autorisation de quelque nature que ce soit, même gratuite, la galère arrive, tant techniquement (une lib binaire soit être compilé spécifiquement pour chaque plate-forme, or il en existe des milliers) et commercialement (car le jeu des pressions et des lobby commence)
Sinon, d'autres problèmes :
- la LFO présume que tout oeuvre téléchargée est écoutée. Or, en pratique c'est faux - Le fait que le téléchargement ne coute rien permet de lancer des téléchargements que l'on écoutera jamais soi-même , mais que l'on garde "au cas ou" : En soirée, pour passer à qqun... Et qui un jour sera effacé.
- Exhaustivité : La tendance actuelle des majors est de TOUT faire pour enfermer le "consomateur de musique" dans des accords exclusifs type SFR/Neuf, et de promouvoir fortement un petit nombre de titre à haut rendemetn financier.
Si l'on veux le succès du LFO, il faut garder l'exhausitivité actuelle du P2P, ce qui va clairement à l'encontre de la stratégie des majors (forcément elle préfère que le public consome du Julien Doré que du Piaf, elle gagne plus sur le 1er).
- Comment gérer le streaming si les MTI sont concu comme un en-tête ? Pourquoi ne pas utiliser des tags à la ID3 ?
- Liste noire des MTI : Trop compliqué à gérer à mon avis, en plus les détournements/ dénis de services seront trop simple.
En cas de MTI non valide, pourquoi ne pas simplement proposer à l'utilisateur l'équivalent en légal, sans restreindre la possibilité de télécharger la version "non valide" (au cas ou le référencement serais erroné).
Pour moi, un utilisateur qui adhère déjà à la LFO, s'il a le choix pour le même prix entre un truc valide & garanti et un truc douteux, il prendra le truc valide.
- Flux financiers : Il faudra prévoir un FORT contrôle des flux ficnanciers, si possible public, pour éviter que des organismes comme la SACEM au fonctionnement opaque (c'est rien de le dire) ne se servent sur la bête sans fournir un service en échange.
Un indé, par exemple, devrais pouvoir créer ses MTI et recevoir des "dividendes" avec un simple compte paypal, après un certain délai pour éviter les comptes-éclair.
Dans tous les cas, le coté financier sera le plus sensible, et on peux compter sur " l'industrie musicale " pour faire absolument tout son possible pour capter le maximum de pognon et en redistribuer le moins possible.
Je vois aussi plusieurs grand points positifs :
- L'option "rémuneration+", qu'il serais possible de coupler avec un système de plugins du lecteur audio pour juger l'écoute réelle, et plus seulement le download. (Avec une limite pour éviter de monter un artiste artificiellement en laissant le player en boucle)
- L'avantage d'avoir un "tracker" chez le FAI permet à celui-ci de garder le P2P majoritairement à l'intérieur de son réseau, si possible. Or, ceci est très bien car il paiera moins cher en traffic "border", et améliorera la qualité de service pour le reste du traffic.
Enfin, je pense qu'il serais possible de monter une implémentation open-source de ce système (lib client + serveur) pour montrer la faisabilité, en y mettant par exemple des titres en creative common par exemple + des titres avec l'autorisation de l'auteur, pour en faire une simulation assez puissante , du genre :
" Si le prix de l'abonnement était à 5€, en fin de mois vous auriez touché X€", puis coupler ceci aux logiciels P2P actuels.
Qu'en pensez vous ?
En tous cas merci de ces réflexions !
Serait-il possible d'en faire un PDF puis de le proposer au différents acteurs ?
OB